- OU LES TROUVER ?
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- - A la bibliothèque de Versailles qui possède un fonds
fourni concernant la
- Cathédrale Saint-Louis
- - Aux Archives Départementales des Yvelines
- - Aux archives de la paroisse Saint-Louis (évêché et
église)
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- Afin de dégager la structure de létude, les
natures des documents utilisés ont été soulignées tout au long du texte.
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- L'ÉGLISE AVANT LA
RÉVOLUTION FRANÇAISE
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- LA CHAPELLE PROVISOIRE SAINT-LOUIS
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- Lurgence de la demande hâta donc LOUIS XV.
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- On décida pour élever cette chapelle et le couvent qui
devait lui être attenant un assez grand espace bordé par la rue de Satory, la rue
dAnjou, la rue Saint-Louis et la rue des Tournelles.
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- Le plan était une croix latine avec deux petits
transepts. Celui de gauche faisait saillie sur la cour et le jardin. La nef était
éclairée sur cette petite cour par trois grandes fenêtres. Derrière le transept se
plaçaient la sacristie et un escalier. Le maître-autel était au fond du sanctuaire, de
plan carré au-dessus de trois marches. A la naissance du chur il y avait un autel
secondaire de chaque côté de la balustrade de communion. La cuve baptismale se trouvait
dans la chapelle partant du transept droit.
-
- On trouve indiqués dans certains documents des armoires
et un grand meuble dans la sacristie pour ranger chasubles et dalmatiques.
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- A létage, des tribunes pour le public
sétendaient au-dessus de lentrée et des deux transepts. Il ny a aucune
mention dorgue.
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- Les premiers paiements de travaux pour la construction
paraissent en 1724.
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- Quelques exemples peuvent être cités:
- - Biaise LEGOUX (maçon) reçut pour ses travaux 7150
livres en 1727
- - Jacques RIVET toucha le 18 août 1730, 400 livres pour
la confection du tabernacle
- - Le charpentier Louis-Félix GIRARDIN reçut le 27
juillet 1728 son parfait paiement pour son travail,, montant à plus de 30000 livres
- - La vitrerie de la chapelle et du bâtiment na
coûté que 1734 livres
- - Jean-Baptiste LUCAS, plombier, a eu 3622 livres
- -Le serrurier [AMIRAL reçut 7700 livres
-
- Si nous avons plusieurs plans, nous ne possédons aucune
élévation, soit de façade, soit de côté, ce qui ne nous donne aucun renseignement sur
la façon dont cette chapelle était couverte; une voûte? Plutôt un plafond de
charpente, peut-être peint en blanc et sur lequel se détachait un grand cercle dont la
projection se trouve sur les plans.
- La petite chapelle fut rapidement construite; dès le
premier avril 1727 on v disait la messe cour les inhumations.
-
- Nous le constatons par la teneur de lObituaire
en date duquel nous lisons:
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- "Le présent registre contenant cent feuillets a
été par Nous François Alexandre Tresson, conseiller du Roi, bailly juge ordinaire civil
et criminel (...), coté et paraphé en tous les feuillets pour servir au sieur Michel
prestre de la Congrégation de la Mission, desservant la chapelle Saint-Louis, succursale
de léglise royale et paroissiale de Versailles, à écrire jour par jour, sans
aucun blanc, les sépultures qui se feront dans létendue de ladite succursale à
commencer du premier avril prochain (...).
-
- Fait à Versailles le trente-et-un mars 1727 ".
-
- Lannée suivante on put y faire les baptêmes (on
peut lire sur le premier registre la date du 17 mai 1728)
-
- Nous pouvons faire remarquer que, conformément à la
teneur de lautorisation, il ny eut aucun mariage jusquen 1730,
car la petite église nétait que la succursale de Notre-Dame et la paroisse-mère
se réservait toute juridiction sur ce point.
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- Par lordonnance du 4 juin 1730, Monseigneur
de VINTIMILLE sépara la succursale de la paroisse Notre-Dame et érigea ladite succursale
en paroisse indépendante pour le quartier du Vieux-Versailles et le parc aux cerfs.
-
- Le procès verbal est ainsi rédigé:
-
- "Nous, André Bernard Constance de Forbin
dOppède, aumônier du Roi, vicaire générai de Monseigneur larchevêque de
Paris, nous somme~ transportés en léglise Saint-Louis, sise au Parc aux cerfs,
où, après avoir, dès neuf heures du matin, fait exposer le Très Saint-Sacrement et
fait sonner toutes les cloches pour rassembler les fidèles, nous avons lu et promulgué
dans la chaire de ladite église, le décret de Monseigneur lArchevêque en date du
jour dhier, portant érection de léglise Saint-Louis en paroisse libre et
indépendante de celle de Notre-Dame et contenant séparation des limites des deux
paroisses et autres règlements, et ensuite donné la bénédiction du Très
Saint-Sacrement de lautel. En foi de quoi nous avons signé le présent acte tant
sur les registres de ladite église que sur la grosse dudit décret.
-
- Fait à Versailles en présence des témoins
soussignés
- (suivent près de cinquante signatures)"
-
- Le roi confirma cette érection par un édit daté de
décembre 1731 et après maintes querelles les marguilliers et le curé de Notre-Dame
donnèrent leur consentement pour lenregistrement de lédit royal. La nouvelle
paroisse était donc à partir de ce jour fondée et acceptée sans conteste.
-
- La petite église nétait que provisoire et
lafflux des paroissiens devenait tel que le roi se décida à construire la grande
église prévue.
-
-
- LA CONSTRUCTION DE LÉGLISE
ACTUELLE
haut
de page
-
- QUELQUES MOTS A PROPOS DES ARCHITECTES...
-
- Cest naturellement le Service des Bâtiments du roi,
donc le Premier architecte du roi qui sétait mis depuis 1724 à luvre.
Cétait alors Robert de COTTE, beau-frère et successeur de Jules-Hardouin MANSART,
mort en 1708.
-
- Nous connaissons plusieurs plans, projets pour cette
église. Ils sont conservés dans les registres du Cabinet des EstamDes. Ils
proviennent tous des papiers dits de Robert de COTTE. Trois dentre eux portent une
mention semblable:
-
- "Plan projeté pour la nouvelle paroisse dans le Parc
aux Cerfs à Versailles, fait par Monsieur de COTTE en lannée 1724."
-
- Le dernier porte de plus cette mention particulière:
-
- "Ce projet a été pareillement approuvé par S.A.S.
le même jour et par le duc dAntin -Surintendant des bâtiments-"
- Ce plan donc est celui qui devait être normalement
exécuté ; cela fut, mais bien longtemps après.
- En 1742 on tira des cartons du Service des Bâtiments les
plans faits par de COTTE.
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- Il y avait longtemps que ce dernier était décédé.
Jacques-Ange GABRIEL, à la mort de son père (Gabriel V), lui avait succédé dans la
charge de Premier architecte du roi. Occupé par les travaux à faire pour Louis XV (comme
laménagement des résidences royales), il ne pouvait prendre en charge la
construction de la grande église.
-
- Il fallait un bon architecte habitué aux édifices
religieux pour cet ouvrage.
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- Cest Jacques HARDOUIN-MANSART DE SAGONNE né en
1709, lannée qui suit celle de la mort de son illustre grand-père, qui fut choisi.
A Paris il avait déjà construit le cloître des Dames de Saint-Chamant. Paré de sa
brillante parenté, il accepta et se mit à létude du dossier de Saint-Louis de
Robert de COTTE.
-
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- LES TRAVAUX
-
- Le plan englobait en entier lenclos que formaient la
rue de Satory, la rue dAnjou, la rue Saint-Honoré et celle des Tournelles, lieu
central du quartier Saint-Louis.
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- Les travaux commencèrent le huit mai 1742 par les
fouilles. Un an plus tard, le douze juin 1743, eut lieu cérémonie de la pose de la
première pierre de léglise par le roi lui-même. Toute la famille royale assista
à cette cérémonie très simple; le roi seul y joue en rôle, le dauphin est près de
lui ; la reine et Mesdames ne sont que spectatrices.
-
- Voici comment il en est rendu compte aux registres de
la paroisse:
-
- (Extrait du registre des baptêmes de léglise
Saint-Louis)
-
- "Lan dix sept cent quarante trois, le douze
juin, le Roi a posé la première pierre de léglise Saint-Louis que sa piété et
sa libéralité lont engagé à nous faire bâtir pour subvenir à notre pressant
besoin et pour procurer à nos cérémonies, à nos offices, toute la décence et la
splendeur quexige le culte divin. Monseigneur lArchevêque de Paris a fait la
bénédiction de la pierre, en présence de Sa Majesté, de la Reine, de M. le Dauphin, de
Mesdames de France, assisté du clergé de notre paroisse, entouré dun grand
concours de personnes de toutes sortes détat et de condition. La boîte aux
médailles renferme une en or, quatre en argent sur lesquelles sont représentés les
principaux événements du siècle présent : le sacre du Roi (25 octobre 1722), la
naissance du dauphin (4 septembre 1729), la dernière paix conclue avec le feu empereur
(16 mai 1736), et le mariage de Madame avec Don Philippe (26 août 1739)".
-
- Cette boîte fut revêtue dune plaque de cuivre
portant cette inscription:
-
- "Ad Iaudem Dei Virginisque Mariae
- Ludovicus Decimus Quintus
- posuit hunc primarium lapidem
- benedicto decimo quarto summo pontifice
- Archiepiscopo Carolo Gaspare Guillelmo de Vintimille
- de Comitibus Massiliae de Luc benedicente ".
-
- Le tout fut enveloppé dune autre plaque de plomb et
fut mis sous la première pierre qui fit la partie inférieure dun pilier du
sanctuaire du côté de lévangile, à peu de distance de la place destinée au
grand autel.
-
- Les travaux furent longs, notamment à cause des sols
particulièrement marécageux à cet endroit.
-
- Pendant ce temps la paroisse continuait de croître et les
documents concernant sa vie abondent. Il sagit bien entendu des classiques registres
paroissiaux, mais aussi de documents plus originaux.
-
- Pour ne prendre quun exemple, citons:
- "Larrêt de la cour du Parlement du 4
décembre 1743 portant règlement pour la reddition des comptes de léglise royale
et paroissiale Saint-Louis de Versailles".
-
- En résumé, il témoigne de linterdiction aux
marguilliers de la paroisse demployer dans leurs comptes la dénomination de
"faux frais", dont ils avaient apparemment tendance à gonfler les dépenses. Et
le roi saffirme en faisant rechercher tous les anciens marguilliers depuis 1731 qui
sont tenus de rembourser 40 livres par an "pour usage abusif".
-
- Ce document inattendu témoigne, en plus de
lépisode anecdotique, de lintérêt du roi pour la paroisse.
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- Le 24 août 1754, léglise Saint-Louis fut bénite
par le curé suite aux ordres de M. LArchevêque de Paris, et le lendemain on y dit
pour la première fois, pour célébrer le grand patron de la famille royale, la messe
dans la plus grande solennité.
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- Les travaux se poursuivirent lannée suivante, et le
15 décembre 1755, on baptisa les sept nouvelles cloches.
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- LOUIS XV attendait beaucoup de la beauté escomptée de la
nouvelle église. Cependant il ne comptait absolument pas supporter les dépenses des
travaux. A qui furent-elles confiées ? Les économats. Ce dernier était la régie des
biens ecclésiastiques. Par le Concordat conclu entre le pape et les bénéfices
ecclésiastiques pendant la vacance des titulaires. Peu à peu lusage de laisser les
bénéfices vacants devint un moyen déguisé de prélever sur les biens du clergé un
impôt assez considérable. Lusage sétablit demployer une partie de cet
argent à la construction de nouvelles églises, et ce fut le cas pour Saint-Louis de
Versailles.
-
- En conséquence quatre abbayes avaient été "mises
aux Économats" pour fournir à la dépense de Saint-Louis.
-
- Les travaux avançaient relativement vite, mais la cadence
nétait pas la même pour ceux-ci et pour les règlements: les entrepreneurs
étaient en avance de i 200 000 livres. Louis XV décida de donner 100 000 livres à
prendre sur chacune des abbayes pendant dix ans.
-
- Les archives de la paroisse attestent la liste des
abbayes avec le nom des bénéficiaires. Elle est datée 17 avril 1745
- "Abbaye de Saint-Etienne de Caen à M.
LArchevêque de Rouen.
- Celle de Tournus à M. lEvêque de Limoges
- Celle de Fécamp à labbé de Canillac, ministre du
Roi à Rome
- Celle de Préaux à labbé de Saint-Aubin, comte de
Lyon
- Celle de Saint-Rémy-en-Reims à M. de Laon. (...)"
-
- Ce document est intéressant en tant quil montre la
diversité des bénéficiaires.
-
-
- LÉGLISE PENDANT LES
DERNIÈRES ANNÉES DANCIEN RÉGIME
haut
de page
-
- Lancienne église fut abattue en 1760 et le
presbytère construit sur son emplacement. Ses vastes dimensions sexpliquent par
limportance du clergé attaché au service de Saint-Louis: douze religieux
lazaristes, deux clercs et quatre frères coadjuteurs, plus un grand nombre de
domestiques.
-
- Le roi avait fondé la paroisse en lui donnant 11400
livres de rentes, moyennant quoi la Congrégation de la Mission sengageait à servir
à perpétuité cette paroisse sans demander aux fidèles ni rétribution, ni casuel.
-
- Léglise continue de se parer pendant les décennies
suivant sa construction:
- dun grand orgue construit par le plus
célèbre facteur de lépoque, CLIQUOT, en 1760;
- de tableaux dune grande valeur (VANLOO,
BOUCHER...)
- dune profusion de vases sacrés et
dornements dons des principaux personnages de la Cour.
- de six magnifiques lustres en cristal de Bohême,
dons de la Reine Marie LESZCYNSKA.
-
- En 1764 avait été annexé à léglise un
"charnier", chapelle mortuaire destinée au dépôt du corps des défunts que
létiquette ne permettait pas de garder "sous le toit du Roi". Elle fut
ornée de très beaux bas-reliefs et de huit médaillons en taille directe de Pajou. Elle
devint par la suite "Chapelle des Catéchismes".
-
- Jusquà la Révolution, léglise Saint-Louis,
sans être "Paroisse Royale" (qui était la paroisse Notre-Dame), fut cependant
associée de près à la vie de la cour. Le Roi y vint à plusieurs reprises; Mesdames,
filles de France travaillèrent de leurs mains aux ornements; les plus grands
prédicateurs de lépoque y prêchèrent lAvent, le Carême, la Saint-Louis.
-
- La première réunion du chapitre des Ordres royaux et
hospitaliers de Notre-Damedu-Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem sy tint
sous la présidence du Comte de Provence, Grand Maître de ces Ordres (document du 19
avril 1774).
-
- Vieux inventaires et livres de comptes de
lépoque, permettent de se rendre compte de la splendeur du culte à Saint-Louis
en ces dernières années dAncien Régime. Outre le clergé, les comptes de 1762
énumèrent un personnel étonnamment nombreux: quatre chantres, deux
"serpents", un suisse, deux bedeaux, cinq "garçons", un carillonneur,
un blanchisseur, une ouvrière en linge, une ouvrière en dentelles, un couvreur, un
vitrier, un frotteur du chur, Il faut dailleurs faire remarquer quà
cette liste sont ajoutés un chantre et un serpent "pensionnaires" qui
continuent de toucher leurs gages "leur vie durant" à titre danciens
Serviteurs de léglise.
-
-
-
-
-
- SAINT-LOUIS APRÈS 1789
-
-
- LÉGLISE PENDANT LA
RÉVOLUTION FRANÇAISE
-
- Après une procession partie de Notre-Dame, une réunion
plénière en léglise Saint-Louis marqua louverture des Etats-Généraux le 4
mai 1789. Ils furent inaugurés par une messe Solennelle en présence de LOUIS XVI.
-
- Six semaines après, il y avait déjà mésentente entre
les députés et le Roi. Les Etats-Généraux avaient été convoqués pour le 22 juin dans
la salle du Jeu-de-Paume. Pendant la nuit, le Roi donna contre-ordre et remit la réunion
au 23. En conséquence les députés se réunirent encore une fois dans léglise
Saint-Louis.
-
-
- Voici comment le "Moniteur" rend compte de
cet incident:
-
- "Séance du 22 juin 1789 dans léglise
Saint-Louis :
-
- Des hérauts darmes ont proclamé aujourdhui
à huit heures du matin le renvoi de la séance royale à demain 23. Lentrée de la
salle étant toujours interdite par les gardes, les membres de lassemblée se sont
dabord réunis aux Récollets, ensuite à léglise Saint-Louis qui offrait un
emplacement plus vaste et plus commode.
-
- Lassemblée avait été formée vers onze heures
dans la nef.
-
- M. de Bailly a dit quun
héraut darmes lui
avait apporté à deux heures après minuit une lettre du Roi, écrite de la main de Sa
majesté et conçue en ces termes:
-
- "Je vous préviens, Monsieur, que la séance que
javais indiquée pour lundi naura lieu que mardi à dix heures du matin et que
la salle ne sera ouverte que pour ce moment. (...) "
-
- Malgré le Roi, la séance eut donc lieu le lundi dans
léglise; on peut en lire dans le "Moniteur" tous les incidents.
Cent-quarante-neuf membres du clergé sy étaient associés aux membres du
Tiers-Etat.
-
- Concernant cette journée, un document retient
lattention: cest un extrait du "Procès-verbal de
lAssemblée Nationale du 22 juin 1789 (en léglise Paroissiale Saint-Louis) à
10 heures du matin".
- En fait, il sagit du compte-rendu du serment prêté
par les députés absents le 20 juin précédent (Serment du Jeu de Paume)
" pour
raisons insurmontables ". Suivent les noms de 71 députés.
-
- Ce document est intéressant car il montre que
léglise Saint-Louis fut le cadre dévénements notables.
-
- Les finances étant le principal motif dinquiétude,
lAssemblée Nationale décréta une contribution extraordinaire et la fabrique de
Saint-Louis envoya à la Monnaie, pour être fondue, une part de son orfèvrerie le Il
novembre 1789.
-
- On trouve, toujours dans les archives de la
Cathédrale, la liste des biens qui furent souvent obtenus comme nous lavons vu
grâce à la famille royale.
-
- " (...) Deux paires de burettes et leurs bassins,
quatre encensoirs et leurs navettes, deux bénitiers et goupillons, une aiguière de
vermeil avec sa cuvette, deux flambeaux (...) ".
-
- On avait créé pour chaque département une assemblée
électorale. Dans la Seine-et-Oise, la séance douverture se fit à Saint-Louis le
17 mai 1790. On y prononça un éloquent discours dont limpression fut votée et
arrêtée par ladite assemblée. Nous le trouvons aux archives de la bibliothèque de
Versailles.
-
- La constitution Civile du Clergé ouvrait pour Saint-Louis
les mauvais jours. Versailles fut désignée pour être le siège épiscopal de
Seine-et-Oise. Les électeurs furent convoqués à Notre-Dame et la bibliothèque
municipale possède encore les lettres dappel et les discours prononcés dans les
séances préparatoires des 5 et 7 décembre 1790. Le 8 décembre 1790, fut élu
lévêque de Seine-et-Oise, Jean-Julien AVOINE (nous possédons le discours
quil prononça pour la circonstance) or il choisit comme cathédrale
léglise Notre-Dame.
-
- A Saint-Louis, les Lazaristes qui avaient unanimement
refusé de prêter le serment constitutionnel: leur communauté fut dissoute, ils
quittèrent Versailles. Nous sommes en mesure de préciser la date car le dernier acte
du curé Jean-André JACOB est du 27 mars 1791.
-
- Lun deux, Jacques-Henri GRUYER devait mourir
comme martyr au séminaire Saint-Firmin le 2 septembre 1792: une chapelle lui est
consacrée dans lactuelle cathédrale et sa canonisation en 1992 donna lieu à
de nombreuses célébrations
-
- Jean BASSAL, ancien vicaire de Notre-Dame, un des premiers
assermentés de Versailles, prit possession de la cure de Saint-Louis le 10 avril 1790 (le
document de sa première délibération datant du 23 avril 1791). Lannée
suivante il quitta ses fonctions pastorales pour une place au Ministère de la Guerre. Son
successeur, Jean-Félix BUTTEL, apostasia en 1793 et se maria en novembre 1794.
- Cette succession de curés dont on trouve les traces est
importante en tant quelle précède la fermeture de Saint-Louis au culte catholique.
-
- La confiscation que méditait le gouvernement ne pouvait
être complète quà laide dun inventaire général fait dans toutes les
paroisses du royaume.
-
- Cest pourquoi nous trouvons aux Archives
Départementales des Yvelines un inventaire daté du il octobre 1792 et effectué par
des commissaires. De nombreux objets, nous lavons vu, avaient déjà été fondus.
Voici une partie de ceux qui furent confisqués à la suite de linventaire
retrouvé:
-
- " (...) trois ciboires, quatre calices, quatre
encensoirs, cinq instruments de paix (...), un reliquaire de Saint-Louis en bois doré:
une croix débène garnie dargent où est enfermé un morceau de la vraie
croix (...), huit morceaux de toile noire aux armes de ci-devant la Dauphine, sept autres
aux armes du ci-devant Roi, huit armoiries représentant les armes du défunt Louis XV
(...)."
-
- Les cloches furent envoyées aux Arsenaux dÉtat pour
quil les coulent. Cependant un document mérite dêtre restitué ici car il
explique quune des cloches données par LOUIS XV en 1755 reste encore en place. Cest
une lettre datée du 18 frimaire an Il et signée de lévêque en place que nous
avons déjà évoqué. J. AVOINE.
-
- " Citoyens magistrats du peuple,
- en arrivant hier à Versailles, jai appris que
lordre était donné pour la descente des cloches qui se trouvent dans
léglise cathédrale. Je nai point blâmé cette opération par les lois, et
je lai moi-même approuvée dans lassemblée de ma section, lorsque cette
mesure y a été proposée. L unique objet de cette lettre, citoyens magistrats, est de
vous prier de laisser subsister, pour le service de léglise Notre-Dame, la plus
grosse des cloches et une des moyennes. Je crois que cette condescendance de votre part
contribuera beaucoup au maintien de cette paix intérieure que nous aimons tous, sans
nuire au bien général de la Patrie, à laquelle nous sommes également disposés à
faire tous les sacrifices possibles.
- Jai lhonneur dêtre dans les
sentiments de la plus étroite fraternité votre Concitoyen".
-
- Cest peut-être à cette démarche que Saint-Louis
doit la conservation dune de ses cloches.
- Des membres de la " Société populaire de la
Vertu Sociale des Sans-Culottes "dévastèrent lédifice en 1794:
lorsque le 9 frimaire an Il les patriotes portèrent à la convention les derniers vases
sacrés et les " hochets de la superstition ", il ne restait plus
rien dans léglise: livres, ornements, tapis, tout avait été détruit ou emporté.
-
- Saint-Louis, dépourvue de tout, fut fermée au culte
catholique. Elle devint "Temple de labondance " et on lui donna les
attributs.
- Un laboureur fut peint sur le frontispice de
léglise.
-
- Au-dessus du grand portail, on plaça deux inscriptions:
-
- " Justement honoré par notre République, lart
de lagriculture enfin va refleurir, lhabitant des campagnes vient de
reconquérir les droits anéantis sous un roi despotique. "
-
- " Les soins du laboureur actif et vigilant dune
riche moisson comblent notre espérance cest au sein du travail que naquit
labondance et de lEtre éternel cest le plus beau présent. "
-
- Le charnier fut transformé en halle aux grains, et on
trouve visibles à cet endroit les effigies de généraux républicains: mais le
travail ne fut achevé, et très grossièrement, que du côté Saint-Honoré.
-
- Quelques fêtes républicaines eurent lieu dans le Temple
de labondance; mais faute de documents ou témoignages fiables nous ne pouvons en
rendre compte ici.
-
- Le dernier acte de baptême célébré à
léglise Saint-Louis est daté eu 26 octobre 1792. Cependant à aucun moment le
culte catholique romain ne fut interrompu dans la paroisse. Une vingtaine de prêtres
sy dévouèrent. Les registres des baptêmes et des mariages célébrés par eux
demeurent dans les archives un témoignage de cette continuité.
- Une information révélée par ces archives concerne les
différents lieux où a continué de se dérouler le culte dans la paroisse Saint-Louis
ainsi que les noms de ses ministres. Les frères CLEDAT, Victor et Arnoult LHOTE,
Jacques-Martin POLLET, Pierre MARTIN et beaucoup dautres prêtres tant séculiers
que réguliers exercèrent le ministère pastoral a Grandchamp; aux écuries des Gardes du
Corps, avenue de Sceaux; à la maison Lefranc, rue de lOrangerie; à lHôtel
BEAUREGARD. rue du Vieux-Versailles aux écuries dArtois; et apparemment surtout au
37, rue de la paix (maintenant 10 rue Saint-Honoré), grande chapelle qui finit par
devenir lieu de culte en 1800.
-
- Cependant la loi du il prairial an III (30 mai 1795)
rendit le libre exercice aux ministres des différents cultes qui en étaient en
possession au premier jour de lan Il, après avoir préalablement obtenu un acte de
la municipalité constatant leur soumission aux lois. Les prêtres de Saint-Louis
revinrent donc dans leur paroisse.
-
- Lévêque AVOINE était mort; Augustin-Jean-charles
CLEMENT devint évêque constitutionnel de Seine-et-Oise. La vie de Cet homme, dont nous
ne pouvons évoquer tous les détails mais qui est relatée dans les mémoires secrets sur
la vie de
- M. CLEMENT évêque de Versailles (Saillart.
Dictionnaire des Anonymes), eut une influence non négligeable sur la vie de
léglise et de la paroisse Saint-Louis.
-
- En effet, il décida de sentourer de prêtres
assermentés, forma un presbytère, publia des mandements, et surtout convoqua un synode
qui souvrit à Versailles le 18 janvier 1796 et tint quatre sessions. Il y fit
plusieurs discours, écrivit au Pape une lettre de communion (qui nous navons pu
consulter), écrivit à tous les prêtres du diocèse la lettre synodale qui avertit les
dissidents " quils ne sont pas dans la voie du Salut ", indiqua
enfin une réunion générale dans léglise Saint-Louis pour lélection
dun évêque.
-
- En même temps il publiait les décisions de son "
synode ". Il envoyait aux curés Cet
- écrit que nous trouvons aux archives des Yvelines et dont
le titre est: Actes du
- Synode tenu par les curés du diocèse de Seine-et-Oise.
le siège vacant à
- Versailles. dans léglise-cathédrale Saint-Louis,
le 18 janvier et jours suivants de J.C
- 1796 et le 28 nivôse de lan IV de la République
Française.
- Cet écrit souleva un orage. Le Directoire ordonna la
fermeture de léglise Saint-Louis et y fit mettre les scellés. Voici une partie
de larrêté du Directoire:
-
- "Le Directoire exécutif,
- vu le rapport du Ministre de la police générale sur
un imprimé ayant pour titre " actes du Synode tenu par les curés (...) "
- considérant que, dès les premières lignes de cet
écrit, les auteurs insultent avec audace la Révolution par les regrets quil
manifestent de lancien régime (...) Que par un prétendu statut synodal, ils ont
ouvert un correspondance officielle avec une puissance faisant partie de celles
actuellement coalisées contre la République
-
- Arrête ce qui suit:
-
- ARTICLE 1: Lédifice de la ci-devant église sera
fermé sur le champ
- ARTICLE 2 Ladministration du département de
Seine-et-Oise est chargée de prendre les plus promptes mesures pour empêcher les
rassemblements provoqués par lécrit imprimé. (...).
-
- Le ministre de la police générale de la République est
chargé de lexécution du présent arrêté.
-
- Pour expédition conforme: (signé LETOURNEUR, président)
- Par le Directoire exécutif: (signé LAGARDE)
- Certifié conforme: (signé MERLIN)
- Le 4 ventôse an IV de la République Française une et
indivisible ".
-
- Ces documents traitant de lannée 1796 sont
intéressants car ils montrent bien quelle place a eu léglise Saint-Louis dans la
querelle qui animait le gouvernement et une partie de lÉglise.
-
-
-
- Monseigneur CHARRIER DE LA ROCHE devint le premier
évêque du nouvel évêché de Versailles créé après le concordat de 1801.
-
- Nous nous sommes trouvés en présence de la Lettre
pastorale rédigée lors de son installation. Celle-ci pourrait paraître anodine,
elle fournit pourtant des renseignements essentiels et pour le moins originaux,
puisquelle nous apprend que quelques années auparavant le nouvel évêque avait
prêté serment à la Constitution. Cette lettre, que nous ne pouvons citer toute
entière, exprime donc sa rétractation qui fut publique et solennelle:
-
-
- " Nous ne pouvons pas, et quand nous le pourrions,
nous ne voulons pas vous taire que nous avons appartenu autrefois, momentanément, à une
église qui navait pas le suffrage et la communion du Saint-Siège; ce fut sans
esprit de schisme de notre part et notre conduite, toute répréhensible quelle
pouvait être, fut plutôt une erreur de notre esprit quun égarement de notre
cur. Nous crûmes de bonne foi que la parti que nous avions embrassé était le seul
moyen de sauver la religion catholique et lexercice public de son ministère. (...)
"
-
- On trouve les premiers actes accomplis par cet évêque
quelques jours seulement après son arrivée: puisgue le registre des baptêmes de la
cathédrale atteste de celui de 17 adultes le 30 mai 1802.
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- Cest de plus sous son ministère que le pape PIE
VII, venu à Paris pour sacrer lEmpereur Napoléon, vint visiter Versailles.
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- Ceci est conservé de nos jours dans le témoignage que
constitue la presse de Iépoque. En effet, on peut lire dans la Gazette de France:
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- "Versailles, le 3 janvier 1805
- Le Saint-Père est arrivé aujourdhui à Versailles,
à Il heures. Il a été directement à lEglise-Cathédrale, où il a été reçu et
complimenté par Monseigneur lEvêque. Sa Sainteté a encensé le Saint-Sacrement et
Monseigneur IEvêque a donné le salut. Rien na été plus imposant que cette cérémonie:
le Pape a paru, précédé de sa croix, avec ses habits pontificaux et la mitre en tête.
A son aspect, le peuple, en recevant la bénédiction de Sa Sainteté, a donné tous les
signes de la foi et de la piété chrétienne (...)"
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- Aux registres des baptêmes, nous avons aussi le
procès-verbal de cette fête rédigé par Monsieur GANDOLPHE. curé de la Cathédrale.
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- De plus cet événement, à savoir le passage de PIE VII
à Saint-Louis, est commémoré par le buste de ce dernier dans la chapelle de la
Vierge.
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- CONSÉCRATION DE LA
CATHÉDRALE
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- Cette cérémonie avait apparemment toujours été
différée pour des causes majeures: tout dabord par linachèvement des
travaux intérieurs, puis par les troubles de la Révolution et les longues restaurations
quils ont occasionnées.
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- Cest au Centenaire de la pose de la première pierre
queut lieu cette consécration, comme en fait foi le procès-verbal suivant:
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- " Lan du Seigneur mil huit cent quarante-trois,
la veille des Ides de novembre, le XXIIIème dimanche après la Pentecôte, sous le
pontificat du Pape Grégoire XVIème du nom, en présence de MM. Les Vicaires généraux
du diocèse, de MM. Les Chanoines et Chapitre de lEglise Cathédrale, de MM. Les
Curé et Vicaires de lEglise et Paroisse Saint-Louis, de MM. Les administrateurs de
la Fabrique; illustrissime et Révérendissime Père en Dieu, Monseigneur
Louis-Marie-Edmond
- Blancquart de Bailleul, troisième évêque de Versailles,
a fait la consécration solennelle de lEglise cathédrale et paroissiale Saint-Louis
de Versailles et du chur de ladite Eglise, dans la forme et avec les cérémonies
prescrites par la Sainte Eglise Catholique, cent ans cinq mois après que la première
pierre en fut bénite par Monseigneur de Vintimille, Archevêque de Paris, et posée par
Sa Majesté Louis quinze, Roi de France, fondateur et bienfaiteur de cette Eglise (...);
quarante et un ans, six mois, vingt-quatre jours après son érection en Eglise
Cathédrale par Notre Saint Père le pape Pie, septième du nom.
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- L.M., Évêque de Versailles.
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- (suivent les signatures des noms retranscrits ci-dessous)
- Moreau, Chauvet, Dallier, Périn, Bony, Guet, Chauvel,
Berry, Marchand, Meunier, Pinard, Laine, Grimot, Driou, Tricotel, Roppers, Gourdan,
Boistard, Devins.
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- Avant de clore lexposé des recherches concernant
lhistoire de la Cathédrale SaintLouis, il faut citer un dernier document
retrouvé dans les archives de la paroisse. Il sagit de listes de souscription
dhabitants de la ville de Versailles. comportant dix-neuf dizaines de noms et
datées de 1833 à 1845.
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- En fait, à la suite dun vu fait lors du
choléra de 1832, toute la chapelle de la Vierge fut refaite et ornée de vitraux. Les
travaux durèrent de 1840 à 1848 et ces listes de souscription montrent que toute la
ville prit part à lérection de lautel et de la statue de la Vierge, par
MALKNECHT, qui le surmonte.
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- POUR CONCLURE...
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- Le champ dinvestigation était immense; la lecture
des différentes sources utilisées permet de sen rendre compte.
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- Ces documents dorigines diverses et surtout de
natures hétérogènes, ont permis de dégager les grandes lignes de lhistoire de
léglise Saint-Louis pendant un peu plus de cent ans, et de mentionner parfois des
épisodes peu communs: la tâche la plus fastidieuse résidant dan~ le tri des
informations.
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- Nous lavons vu, léglise prit part à
lhistoire du Royaume puisquelle fut voulue par Louis XV; puis à
lhistoire de la République à ses débuts en tant que souvent sujet de querelles.
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- Nous avons cru bon de stopper le compte-rendu des
documents en 1843, année de la consécration de la Cathédrale.
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- Non que les documents faisaient défaut par la suite: on
peut aisément limaginer, cest le contraire qui sest produit. Mais en
fait on quittait à ce moment-là les tumultes quavait eus à subir léglise
jusqualors, et le travail devenait dune autre nature.
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- Cependant nous ne pouvons clore le sujet sans évoquer
rapidement la suite des événements.
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- La messe du Saint-Esprit de lAssemblée Nationale
fut célébrée à Saint-Louis en 1875 comme lavait été celle des Etats-Généraux
en 1789.
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- Linventaire ordonné par la loi de Séparation des
Églises et de lÉtat de 1905 et effectué le 13 mars 1906 provoqua un grand tumulte
dans le quartier, à en croire les témoignages. Les choses se bornèrent cependant à la
fracture de la porte de la Sacristie qui en porte encore la trace.
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- La Cathédrale a peu souffert de la dernière guerre. Les
dégâts ont été des bris de quelques vitraux lors de lexplosion de la poudrière
de Satory en 1940 et du bombardement du 4 juin 1944.